Test du iGPSport BiNavi : un grand écran de navigation à prix mini
Dévoilé au printemps 2025, le BiNavi est le compteur GPS d’iGPSport pensé d’abord pour la navigation, comme son nom le laisse deviner. C’est aussi l’un des modèles de la marque les plus recherchés, et l’un des plus comparés : BiNavi ou BiNavi Air, BiNavi ou BSC500, BiNavi ou Bryton Rider S810 ? Pour environ 200 €, il réunit un grand écran tactile de 3,5 pouces, un GPS bi-bande L1 + L5, des cartes hors ligne avec recalcul d’itinéraire et jusqu’à 35 heures d’autonomie, dans un boîtier de 14,5 mm d’épaisseur. C’est la diagonale d’un Garmin Edge 1040, pour le prix d’un Edge Explore 2. Sur le papier, il coche toutes les cases du GPS vélo grand écran avec cartographie, à un tarif qui le rend accessible aux cyclotouristes comme aux gravelistes. Mais que vaut vraiment ce grand écran à prix mini une fois sur le cintre ? Que sacrifie-t-on face au Bryton Rider S810, plus endurant, au BiNavi Air, plus compact, ou au tout nouveau BiNavi Ultra, plus grand ? Matériel, navigation, entraînement, concurrents : voici notre test et notre avis complet sur l’iGPSport BiNavi.

Le BiNavi offre un grand écran tactile, le GPS bi-bande et des cartes avec recalcul hors trace pour le prix d’un compteur d’entrée de gamme. C’est un excellent compteur de navigation, fin et léger. Son application et ses outils d’entraînement restent plus simples que chez Garmin, et il n’a pas de Wi‑Fi.
- Grand écran tactile de 3,5 pouces.
- GPS multibande et cartes hors ligne.
- Très fin : 14,5 mm.
- Prix très serré, autour de 200 €.
- Pas de Wi‑Fi.
- Autonomie en retrait de l’iGS800.
- Outils d’entraînement basiques.
- Application moins aboutie que Garmin.
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Caractéristiques techniques
Le BiNavi reprend l’essentiel de l’iGS800 dans un boîtier nettement plus fin, en laissant de côté le Wi‑Fi et une partie de l’autonomie. Grand écran et réception bi-bande sont bien là : c’est ce qui en fait une si bonne affaire. Voici le détail de notre test, caractéristique par caractéristique.
Design
| Poids | 103 g |
| Dimensions | 101 x 60 x 14,5 mm |
| Commandes | Écran tactile et 6 boutons |
| Fixation | Quart de tour, type Garmin |
| Étanchéité | IPX7 |
Le BiNavi frappe d’abord par sa finesse. Avec 14,5 mm d’épaisseur et 103 g, il est plus fin que la plupart des grands compteurs, Garmin Edge 1040 compris, et se fait discret malgré sa grande façade. L’écran occupe toute la face avant, et six boutons physiques répartis sur les tranches doublent le tactile pour les gestes courants : lancer l’enregistrement, marquer un tour, changer de page de données. Sous une pluie battante, avec des gants d’hiver ou quand la dalle se couvre de gouttes, cette redondance est précieuse. La fixation quart de tour accepte les supports au standard Garmin, et le boîtier étanche IPX7 résiste à une immersion temporaire comme au lavage au jet doux. La finition est sérieuse pour le prix. Posé sur un support déporté, il dépasse à peine de l’axe de la potence et s’intègre bien à un cockpit épuré, même sur un vélo de route à câblage interne.
Écran
| Taille | 3,5 pouces |
| Technologie | TFT transflectif couleur |
| Résolution | 320 x 480 px |
| Tactile | Oui |
C’est la raison d’être du BiNavi. Sa dalle tactile de 3,5 pouces a la même diagonale que celle des Garmin Edge 1040 et 1050, pour un prix deux à trois fois inférieur. La technologie transflective réfléchit la lumière ambiante : plus le soleil tape, mieux l’écran se lit, ce qui permet de garder un rétroéclairage modéré et d’économiser la batterie. Avec 320 x 480 pixels, soit environ 165 ppp, la carte reste nette et les noms de rues lisibles d’un coup d’œil. On affiche sans peine une dizaine de champs par page, ou une carte assez large pour anticiper les intersections. Face au BiNavi Air et à ses 3 pouces en 240 x 400 pixels, le gain de confort est réel, surtout en navigation. C’est aussi ce qui le distingue du BSC500, dont l’écran de 3,3 pouces est presque aussi grand, mais transmissif et piloté avec seulement trois boutons physiques.
Batterie
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 35 h |
| Recharge | USB-C |
iGPSport annonce jusqu’à 35 heures d’autonomie. C’est moins que les 50 heures de l’iGS800, mais bien plus que la vingtaine d’heures d’un Garmin Edge 1050 ou d’un Edge Explore 2 en usage courant. Sur le terrain, la navigation, le recalcul d’itinéraire, une luminosité élevée et plusieurs capteurs Bluetooth appairés font baisser ce chiffre, mais plusieurs sorties de trois ou quatre heures passent sans recharger. Pour une longue journée en selle ou un week-end de cyclotourisme, la batterie suit sans stress. Pour l’ultra-distance ou le bikepacking de plusieurs jours sans prise, l’iGS800 garde l’avantage, à moins de prévoir une petite batterie externe et un câble USB-C pour les pauses. Face au Bryton Rider S810, qui annonce jusqu’à 50 heures, il concède du terrain sur le papier, sans que la plupart des cyclistes ne le ressentent.
Connectivité
| Bluetooth | Oui |
| ANT+ | Oui |
| Wi‑Fi | Non |
| Application | iGPSport (iOS, Android) |
Le BiNavi se connecte en ANT+ et en Bluetooth à tous les capteurs courants : ceinture cardio, capteurs de vitesse et de cadence, capteur de puissance, mais aussi radar arrière, éclairages iGPSport, home-trainer connecté et groupes électroniques Shimano Di2, SRAM eTap et Campagnolo EPS. Le Wi‑Fi n’apparaît pas sur la fiche officielle : la synchronisation passe par l’application iGPSport, via le Bluetooth du téléphone. C’est la principale différence pratique avec l’iGS800. L’application gère la configuration du compteur, l’envoi des parcours et la synchronisation vers Strava, Komoot et TrainingPeaks. Elle est efficace, sans atteindre la profondeur de Garmin Connect. En pratique, il suffit d’ouvrir l’application après la sortie pour que l’activité soit transférée puis publiée sur Strava. Le BiNavi lit aussi les données des vélos électriques compatibles, comme l’assistance ou la batterie.
Capteurs
| Systèmes satellites | Multi-GNSS |
| Multibande | Oui |
| Altimètre | n.c. |
| Mémoire | 32 Go |
Le BiNavi profite d’un GNSS bi-bande L1 + L5 compatible GPS, Galileo, GLONASS, BeiDou et QZSS, une technologie encore rare à ce prix. En forêt, en ville ou au fond d’une vallée, la bande L5 limite les erreurs dues aux réflexions du signal : la position reste précise et la trace propre, là où un récepteur mono-bande peut dériver de plusieurs mètres. Pour un compteur dont le métier est de guider, c’est essentiel, puisque la qualité des indications aux intersections dépend directement de la précision de la position. L’altimètre barométrique fournit un dénivelé fiable, et les cartes OpenStreetMap se stockent dans les 32 Go de mémoire, de quoi couvrir plusieurs pays. Le duel BiNavi vs Bryton S810 se joue en grande partie ici : à écran égal, le multibande donne l’avantage à iGPSport pour la précision, quand Bryton mise sur l’autonomie.
Interface et fonctionnalités
Le BiNavi est taillé pour guider, et c’est là qu’il excelle. L’entraînement est bien présent, mais reste le domaine où il cède le plus de terrain aux leaders.
Interface et prise en main
| Configuration | Via l’application ou sur le compteur |
| Pages de données | Personnalisables |
| Langue | Français |
La mise en route se fait via l’application iGPSport, en quelques minutes : appairage du téléphone, détection des capteurs, réglage des pages de données et des profils d’activité. L’interface tactile est simple et lisible, avec de larges tuiles faciles à toucher en roulant, et les boutons évitent de dépendre de l’écran sous la pluie. Les menus restent moins soignés que ceux de Garmin et quelques traductions sentent encore l’approximation, mais la logique est claire et l’on trouve vite ses repères. Pour un premier compteur GPS, la prise en main est rapide, ce qui en fait une excellente porte d’entrée vers la navigation cartographique.
Navigation et cartographie
| Cartes | OpenStreetMap hors ligne |
| Guidage | Virage par virage |
| Recalcul hors trace | Oui, hors ligne |
| Parcours | Import depuis Strava, Komoot, fichiers GPX |
| Analyse des montées | iClimb 3.0 |
C’est la spécialité du BiNavi. Grand écran, cartes hors ligne, GPS bi-bande, guidage virage par virage et recalcul d’itinéraire sans téléphone quand on quitte la trace : tout est réuni pour ne plus hésiter aux intersections. Les itinéraires préparés sur Strava, Komoot ou dans l’application arrivent sur le compteur en quelques secondes, et un simple fichier GPX fait l’affaire. La fonction iClimb 3.0 découpe les montées du parcours et affiche la pente du segment en cours et la distance jusqu’au sommet, pour doser son effort comme avec le ClimbPro de Garmin. Sur 3,5 pouces, la carte offre une vraie vision d’ensemble : on zoome et l’on fait glisser du doigt pour repérer une variante, avant de revenir au guidage. Il faut en revanche passer par l’application pour chercher une adresse ou un point d’intérêt : la saisie sur le compteur n’est pas au programme.
Entraînement et suivi
| Séances structurées | Oui |
| Home-trainer | Pilotage, sorties virtuelles |
| Données avec capteurs | Cardio, cadence, puissance |
| Synchronisation | Strava, Komoot, TrainingPeaks |
Le BiNavi affiche toutes les métriques classiques et exploite les capteurs de puissance et de fréquence cardiaque, zones comprises. Il suit des séances structurées et pilote un home-trainer connecté, avec même un mode de sortie virtuelle pour rejouer un parcours à la maison, mais il n’offre ni coaching adaptatif ni indicateurs de forme avancés. L’analyse fine se fait dans Strava, TrainingPeaks ou l’application iGPSport après la sortie. Pour un cycliste qui suit un plan exigeant avec suivi de charge et de récupération, un Garmin Edge 540 reste plus adapté. Pour rouler, découvrir et garder une trace de ses sorties, avec ses zones de puissance et de cardio sous les yeux pendant l’effort, le BiNavi suffit largement.
Sécurité et fonctions connectées
| Radar | Compatible |
| Suivi en direct | Oui |
| Éclairage connecté | Oui |
| Notifications | Appels, messages |
Le BiNavi accepte les radars arrière compatibles, qui signalent les véhicules qui approchent, pilote les éclairages iGPSport et propose le suivi en direct pour rassurer vos proches. La détection d’incident façon Garmin, qui alerte automatiquement un contact en cas de chute, n’est en revanche pas au programme. Pour la balade et le cyclotourisme en groupe, c’est rarement un problème ; pour qui roule souvent seul sur de longues distances, c’est un point à peser. Les notifications du téléphone s’affichent à l’écran pour ne rien manquer d’important.
Au quotidien
| Pour qui | Cyclotouristes, gravelistes, débutants |
| Synchronisation | Via l’application |
| Support conseillé | Déporté, format Garmin |
Sur le vélo, le BiNavi se montre agréable dès les premiers kilomètres : l’écran est lisible, la carte fluide et les boutons tombent bien sous les doigts. Notre test de l’iGPSport BiNavi le confirme : c’est un compteur qui donne envie de sortir des sentiers battus, parce qu’il rend la navigation simple et rassurante. On lui reproche surtout une application moins aboutie que celle de Garmin et l’absence de Wi‑Fi, qui oblige à passer par le téléphone pour synchroniser. Pour un premier GPS cartographique, ou pour remplacer un vieux compteur sans carte, c’est un choix que l’on recommande sans hésiter, à condition de ne pas chercher un véritable coach d’entraînement.
Quelle version du iGPSport BiNavi choisir ?
Le BiNavi est vendu en une seule version, compteur seul.
iGPSport BiNavi
Idéal si vous voulez un grand écran de navigation au meilleur prix.
- Compteur iGPSport BiNavi
- Support de cintre
- Câble de charge
- Longe de sécurité
- Documentation
- Support déporté
- Capteurs cardio, vitesse et cadence
- Radar arrière
Notre conseil : la version unique suffit. Un support déporté place le grand écran dans l’axe du regard, devant le cintre, ce qui rend la lecture de la carte encore plus confortable.
Le iGPSport BiNavi face à ses concurrents
Autour de 200 €, le BiNavi affronte son petit frère, le BiNavi Air, le Bryton Rider S810, autre grand écran à petit prix, et le Garmin Edge Explore 2, la référence de la balade.
iGPSportBiNavi | iGPSportBiNavi Air | BrytonRider S810 | GarminEdge Explore 2 | |
|---|---|---|---|---|
| Prix | ~200 € | ~160 € | ~220 € | ~210 € |
| Écran | 3,5 po tactile TFT transflectif | 3 po tactile LCD transflectif | 3,5 po tactile TFT LCD | 3 po tactile TFT transflectif |
| Résolution | 320 x 480 px | 240 x 400 px | n.c. | 240 x 400 px |
| Poids | 103 g | 77 g | 116 g | 104 g |
| Dimensions | 101 x 60 x 14,5 mm | 91,2 x 51,3 x 13,8 mm | 102,5 x 57,6 x 15,8 mm | 106 x 56 x 21 mm |
| Étanchéité | IPX7 | IPX7 | IPX7 | IPX7 |
| Autonomie | Jusqu’à 35 h | Jusqu’à 30 h | Jusqu’à 50 h | 16 à 24 h |
| GPS multibande | Oui | Oui | Non | Non |
| Cartes préchargées | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Mémoire | 32 Go | 32 Go | n.c. | 16 Go |
| Connectivité | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth |
| Notre test | Vous y êtes | Lire l’avis → | Lire l’avis → | Lire l’avis → |
BiNavi vs BiNavi Air : le BiNavi offre un écran plus grand et mieux défini et 5 heures d’autonomie en plus, le BiNavi Air 26 g de moins et un prix inférieur d’une quarantaine d’euros, avec la même puce bi-bande et le même logiciel. Face au Bryton S810, le BiNavi a le multibande et un boîtier plus fin, le Bryton une autonomie annoncée supérieure. Face à l’Edge Explore 2, il offre un écran plus grand, le multibande et le recalcul hors ligne, mais sans la détection d’incident Garmin. Reste la question BSC500 vs BiNavi, très fréquente : le BSC500 coûte un peu moins cher pour un écran à peine plus petit et ajoute un haut-parleur pour le guidage vocal, mais il n’a que trois boutons et un écran transmissif moins à l’aise en plein soleil. Si vous roulez par tous les temps, le BiNavi vaut la différence. Et pour un écran encore plus grand, une molette et le Wi‑Fi, le nouveau BiNavi Ultra pousse la formule plus loin, pour deux fois plus cher.
Notre avis sur le iGPSport BiNavi
Le grand écran de navigation le plus abordable du moment.
La note globale est la moyenne des 4 critères, chacun noté sur 5.
L’iGPSport BiNavi fait ce qu’on attend de lui, et le fait bien : guider. Son grand écran tactile de 3,5 pouces, le GPS bi-bande, les cartes hors ligne et le recalcul d’itinéraire sans téléphone en font un excellent compteur de navigation, pour environ 200 €. Fin, léger et endurant, il convient aussi bien au cyclotouriste qu’au graveliste, et il sait même piloter un home-trainer l’hiver. Il lui manque le Wi‑Fi, les outils d’entraînement avancés et la finition logicielle de Garmin. Mais si votre priorité est de suivre un parcours sur un grand écran sans vous ruiner, notre avis est clair : c’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché.
Pour qui est-il fait ?
- voulez surtout naviguer, sur un grand écran
- faites du cyclotourisme, du gravel ou de la balade
- cherchez le multibande à petit prix
- voulez un compteur fin et léger
- suivez un plan d’entraînement poussé : voyez l’Edge 540
- voulez le Wi‑Fi : voyez l’iGS800 ou le BiNavi Ultra
- tenez à la détection d’incident Garmin
Ses récompenses
Liens partenaires : nous pouvons percevoir une commission sur vos achats, sans aucun surcoût pour vous.


