Test du iGPSport BSC300T : le petit compteur tactile et cartographique à 100 €
Le BSC300T est le compteur GPS cartographique le plus abordable d’iGPSport, et l’un des best-sellers de la marque depuis sa sortie en 2024. Le « T » signale l’écran tactile, qui le distingue de l’ancien BSC300 à boutons. Pour une centaine d’euros, l’iGPSport BSC300T réunit un écran couleur tactile de 2,4 pouces, un fond de carte, six boutons physiques, les capteurs ANT+ et Bluetooth et 67 grammes sur la balance. Peu de compteurs offrent une vraie carte à ce prix, et c’est ce qui en fait un candidat sérieux pour qui cherche un GPS vélo pas cher sans se contenter d’une simple trace. Il vise les cyclistes qui débutent, les vélotafeurs qui veulent suivre un itinéraire et ceux qui équipent un second vélo. Mais avec un petit écran, un GPS mono-bande, pas de recalcul d’itinéraire et une autonomie de 20 heures, que vaut-il au quotidien ? Faut-il lui préférer le BSC200S ou le nouveau BSC200 Pro, moins chers, ou le BSC500, bien plus grand ? Voici notre test et notre avis complet sur l’iGPSport BSC300T.

Le BSC300T offre le tactile et un vrai fond de carte pour une centaine d’euros, dans un format compact et léger. C’est une excellente porte d’entrée vers la navigation. Son petit écran, son GPS mono-bande, l’absence de recalcul d’itinéraire et ses 20 heures d’autonomie le réservent toutefois aux sorties classiques.
- Cartes et navigation pour 100 € environ.
- Écran tactile et 6 boutons.
- Compact et léger : 67 g.
- Compatible ANT+ et Bluetooth.
- Petit écran de 2,4 pouces.
- Pas de GPS multibande.
- Pas de recalcul d’itinéraire.
- Autonomie limitée à 20 h.
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Caractéristiques techniques
Le BSC300T concentre l’essentiel d’un compteur cartographique dans un tout petit format. Tactile, cartes et capteurs pour une centaine d’euros : le pari est osé, et largement tenu. Voici le détail de notre test, et les compromis qu’implique un tel prix.
Design
| Poids | 67 g |
| Dimensions | 82 x 53 x 14,1 mm |
| Commandes | Écran tactile et 6 boutons |
| Fixation | Quart de tour, type Garmin |
| Étanchéité | IPX7 |
Compact et léger, le BSC300T se fait discret sur le cintre. Avec 67 grammes et 14,1 mm d’épaisseur, il pèse treize grammes de moins qu’un Garmin Edge 540, pour un format proche. Six boutons physiques entourent l’écran tactile, ce qui permet de tout piloter même avec des gants longs ou sous la pluie, une redondance rare à ce prix : le tactile sert à la carte, les boutons au chrono, aux tours et aux pages. La fixation quart de tour accepte les supports au standard Garmin, et le boîtier étanche IPX7 supporte les averses comme le lavage. La finition est simple mais correcte, sans jeu ni craquement. Son format compact le rend aussi à l’aise sur un VTT ou un vélo de gravel, où un grand compteur serait plus exposé en cas de chute, et sur un vélo de ville, où il attire moins l’attention.
Écran
| Taille | 2,4 pouces |
| Technologie | TFT transflectif couleur |
| Résolution | 240 x 320 px |
| Tactile | Oui |
L’écran couleur de 2,4 pouces est le principal compromis du BSC300T. Il reste lisible pour quatre à six champs de données ou une carte simplifiée, mais on est loin du confort d’un BSC500 ou d’un BiNavi. La dalle transflective réfléchit la lumière du soleil, ce qui garde une bonne lisibilité en plein jour sans pousser le rétroéclairage, et la définition de 240 x 320 pixels, environ 165 ppp, rend les routes nettes. Il n’y a en revanche pas de capteur de luminosité : il faut régler le rétroéclairage soi-même en passant d’un sous-bois au plein soleil. Le tactile fonctionne bien pour faire défiler les pages ou zoomer sur la carte. Pour suivre un parcours, c’est suffisant ; pour explorer la carte en roulant, on se sent vite à l’étroit. C’est le compromis à accepter pour une vraie carte à ce prix, quand la plupart des compteurs autour de 100 € n’affichent qu’une trace sans les routes autour.
Batterie
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 20 h |
| Recharge | USB-C |
iGPSport annonce jusqu’à 20 heures d’autonomie. C’est suffisant pour plusieurs sorties de quelques heures, mais un cran en dessous du BSC200S et de ses 25 heures, et loin des 35 heures du BSC200 Pro. Avec la carte affichée en permanence, plusieurs capteurs Bluetooth et un rétroéclairage élevé, il faut compter un peu moins. Pour une sortie de très longue distance ou un voyage de plusieurs jours, il faudra recharger chaque soir ou prévoir une batterie externe. Pour les sorties du week-end et le vélotaf quotidien, c’est largement suffisant. En baissant le rétroéclairage et en ne gardant appairés que les capteurs utiles à la sortie du jour, on gagne quelques heures précieuses.
Connectivité
| Bluetooth | Oui |
| ANT+ | Oui |
| Wi‑Fi | Non |
| Application | iGPSport (iOS, Android) |
Le BSC300T se connecte en ANT+ et en Bluetooth aux capteurs de fréquence cardiaque, de vitesse, de cadence et de puissance, mais aussi aux radars, aux éclairages iGPSport, aux groupes électroniques et aux home-trainers connectés. Ce double protocole est rare à ce prix, et il permet d’évoluer vers l’entraînement avec capteurs sans changer de compteur. C’est d’ailleurs ce qui le distingue du nouveau BSC200 Pro, qui se limite au Bluetooth. Pas de Wi‑Fi en revanche : tout passe par l’application iGPSport, qui configure le compteur, transfère les parcours et envoie les sorties vers Strava, Komoot et TrainingPeaks. On prépare son parcours, on l’envoie au compteur et l’on retrouve sa sortie sur Strava en rentrant.
Capteurs
| Systèmes satellites | Multi-GNSS |
| Multibande | Non |
| Altimètre | Barométrique |
| Mémoire | 8 Go |
Le BSC300T utilise un récepteur GNSS mono-bande, multi-constellations mais sans la bande L5 des modèles plus chers. Sur route et à découvert, la trace est précise ; en forêt dense ou entre les immeubles, les réflexions du signal peuvent la faire zigzaguer de quelques mètres. Pour la balade et la plupart des sorties sur route, la différence est minime. L’altimètre barométrique fournit un dénivelé cohérent, un vrai plus face aux compteurs qui se contentent de l’altitude GPS. La mémoire de 8 Go suffit pour les cartes d’une région ou d’un pays, mais il faut parfois faire de la place avant un voyage à l’étranger. En forêt, un capteur de vitesse sur le moyeu rend la vitesse et la distance plus fiables, indépendamment du GPS.
Interface et fonctionnalités
Le BSC300T reprend la base logicielle des autres compteurs iGPSport. Simple et efficace pour naviguer et enregistrer ses sorties, sans les fonctions avancées des grands écrans.
Interface et prise en main
| Configuration | Via l’application ou sur le compteur |
| Pages de données | Personnalisables |
| Langue | Français |
La configuration passe par l’application iGPSport, en quelques minutes : appairage, capteurs, pages de données. L’interface est simple, et la combinaison du tactile et des six boutons permet de choisir selon les conditions. Les pages de données se personnalisent facilement, et l’on peut créer plusieurs profils, par exemple pour la route et le vélotaf. Les menus sont un peu chargés sur un si petit écran, mais on s’y fait vite. Pour un premier compteur GPS, la prise en main est rapide.
Navigation et cartographie
| Cartes | Oui |
| Guidage | Virage par virage |
| Recalcul hors trace | Non |
| Parcours | Import depuis Strava, Komoot, fichiers GPX |
La navigation est la grande force du BSC300T à ce prix. Les parcours préparés sur Strava, Komoot ou dans l’application s’affichent sur une vraie carte OpenStreetMap, avec un guidage virage par virage. Le petit écran limite la vision d’ensemble, mais on suit un itinéraire sans difficulté. Il faut en revanche connaître sa limite principale : le compteur ne recalcule pas l’itinéraire quand on sort de la trace, et il n’analyse pas les montées à venir. En cas de route barrée, la carte permet de trouver un détour à vue, puis de rejoindre le parcours. Face au BSC200S, qui se contente d’une trace sans fond de carte, la différence est nette en terrain inconnu ; face aux BiNavi et au BSC500, qui recalculent hors ligne, c’est le prix de la simplicité.
Entraînement et suivi
| Segments Strava en direct | Oui |
| Home-trainer | Pilotage |
| Données avec capteurs | Cardio, cadence, puissance |
| Synchronisation | Strava, Komoot, TrainingPeaks |
Le BSC300T affiche les données essentielles et exploite les capteurs de puissance et de fréquence cardiaque, zones comprises. Il propose même les segments Strava en direct et le pilotage d’un home-trainer, deux fonctions rares sur un compteur à 100 €. Les outils d’analyse restent en revanche basiques : ni indicateurs de forme, ni charge d’entraînement, l’essentiel se faisant dans Strava ou TrainingPeaks après la sortie. Pour débuter, suivre ses progrès et commencer à structurer ses sorties à la fréquence cardiaque ou à la puissance, c’est largement suffisant.
Sécurité et fonctions connectées
| Radar | Compatible |
| Suivi en direct | Oui |
| Éclairage connecté | Oui |
| Notifications | Appels, messages |
Le BSC300T accepte les radars arrière compatibles, pilote les éclairages iGPSport, propose le suivi en direct et affiche les notifications du téléphone. C’est déjà beaucoup pour un compteur à 100 €, surtout pour le vélotaf en circulation. La détection d’incident reste en revanche l’apanage des compteurs plus chers, Garmin en tête.
Au quotidien
| Pour qui | Débutants, vélotafeurs, second vélo |
| Synchronisation | Via l’application |
| Point de vigilance | Petit écran pour la carte |
Au quotidien, le BSC300T se montre simple et fiable : on l’allume, il accroche rapidement les satellites, et l’on part. Le tactile sert surtout à faire défiler les pages et à zoomer sur la carte, les boutons à tout le reste. Notre avis sur l’iGPSport BSC300T est positif : c’est la porte d’entrée la moins chère vers un vrai GPS cartographique. On lui reprochera surtout la petite taille de l’écran pour explorer la carte en roulant, l’absence de recalcul d’itinéraire et une autonomie un peu juste pour les très longues sorties. Pour un premier compteur avec navigation, il remplit parfaitement son rôle.
Quelle version du iGPSport BSC300T choisir ?
Le BSC300T est vendu en une seule version, compteur seul.
iGPSport BSC300T
Idéal si vous voulez les cartes et le tactile pour une centaine d’euros.
- Compteur iGPSport BSC300T
- Support de cintre
- Câble de charge
- Longe de sécurité
- Documentation
- Support déporté
- Capteurs cardio, vitesse et cadence
- Radar arrière
Notre conseil : la version unique suffit. Si vous roulez en forêt, un capteur de vitesse rend la vitesse et la distance plus fiables qu’avec le GPS seul.
Le iGPSport BSC300T face à ses concurrents
Autour de 100 €, le BSC300T affronte son petit frère, le BSC200S, le Bryton Rider 550, et son grand frère, le BSC500.
iGPSportBSC300T | iGPSportBSC200S | BrytonRider 550 | iGPSportBSC500 | |
|---|---|---|---|---|
| Prix | ~120 € | ~70 € | ~94 € | ~160 € |
| Écran | 2,4 po tactile TFT transflectif | 2,4 po, 6 boutons TFT transflectif | 2,8 po, boutons TFT LCD | 3,3 po tactile + 3 boutons TFT transmissif |
| Résolution | 240 x 320 px | 240 x 320 px | n.c. | 320 x 480 px |
| Poids | 67 g | 66 g | 86 g | 107 g |
| Dimensions | 82 x 53 x 14,1 mm | 82 x 53 x 14,1 mm | 84,5 x 56,8 x 16 mm | 101 x 57 x 15 mm |
| Étanchéité | IPX7 | IPX7 | IPX7 | IPX7 |
| Autonomie | Jusqu’à 20 h | Jusqu’à 25 h | Jusqu’à 37 h | 25 à 35 h |
| GPS multibande | Non | Non | Non | Oui |
| Cartes préchargées | Oui | Non | Non | Oui |
| Mémoire | 8 Go | 400 h d’enregistrement | n.c. | 32 Go |
| Connectivité | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth | ANT+, Bluetooth |
| Notre test | Vous y êtes | Lire l’avis → | Lire l’avis → | Lire l’avis → |
BSC300T vs BSC200S : le BSC300T ajoute le tactile et le fond de carte, le BSC200S offre plus d’autonomie pour une quarantaine d’euros de moins. Face au Bryton Rider 550, le BSC300T a l’avantage des cartes et du tactile, le Bryton celui de l’autonomie et d’un écran plus grand. BSC300T vs BSC200 Pro : le nouveau venu, à 79,90 €, offre un écran tactile plus grand de 3 pouces et 35 heures d’autonomie, mais sans fond de carte ni ANT+ ; le BSC300T reste le seul des deux à afficher les routes autour de vous. Si votre budget le permet, le BSC500 apporte un écran de 3,3 pouces, le GPS bi-bande, le recalcul hors ligne et le guidage vocal pour une soixantaine d’euros de plus. Le choix se résume souvent à une question d’usage : le BSC200S ou le BSC200 Pro pour enregistrer et suivre une trace connue, le BSC300T pour une vraie carte au plus bas prix, le BSC500 pour naviguer confortablement.
Notre avis sur le iGPSport BSC300T
Les cartes et le tactile pour une centaine d’euros.
La note globale est la moyenne des 4 critères, chacun noté sur 5.
L’iGPSport BSC300T réussit le pari de proposer un vrai compteur cartographique pour une centaine d’euros. Écran tactile, fond de carte, six boutons, ANT+ et Bluetooth, segments Strava et pilotage du home-trainer : il a tout pour débuter avec la navigation et l’entraînement. Son petit écran, son GPS mono-bande, l’absence de recalcul d’itinéraire et ses 20 heures d’autonomie le réservent aux sorties classiques. Mais pour suivre un parcours, enregistrer ses sorties et connecter quelques capteurs sans dépenser plus qu’une paire de pneus, c’est un excellent choix, et l’une des meilleures affaires du moment pour qui veut une carte au guidon.
Pour qui est-il fait ?
- débutez avec un GPS vélo
- voulez naviguer avec une carte à petit prix
- voulez un compteur compact et léger
- faites du vélotaf ou de la balade
- voulez un grand écran : voyez le BSC500
- voulez le recalcul d’itinéraire hors trace
- faites de très longues sorties
Ses récompenses
Liens partenaires : nous pouvons percevoir une commission sur vos achats, sans aucun surcoût pour vous.


