Créer un itinéraire vélo GPX : le guide complet et les meilleurs outils gratuits et payants

Créer un itinéraire vélo en GPX : le guide complet, de la carte au compteur

AB62 KM · 840 M D+GPX62 kmPARCOURS CHARGÉ

Tracer sa sortie la veille, c’est déjà un peu rouler : on repère le col, on contourne la nationale à camions, on cale le ravito à la boulangerie du village. Encore faut-il comprendre ce que contient le fichier, choisir le bon outil et éviter le chemin qui finit dans un champ de maïs. Ce guide reprend tout depuis le début : ce qu’est vraiment un fichier GPX, la méthode pour créer un itinéraire vélo propre, les meilleurs outils gratuits et payants, les réglages gravel et bikepacking, et l’envoi sur votre compteur GPS. De quoi partir avec une trace fiable, que vous visiez la boucle du dimanche ou une semaine en autonomie.

L’essentiel en 30 secondes
  • Un fichier GPX est un simple fichier texte qui décrit une trace : une suite de points GPS, avec parfois l’altitude et des points d’intérêt.
  • Il ne contient en général ni consignes de virage ni revêtement : c’est votre compteur qui calcule le guidage à partir de ses cartes.
  • Pour créer un itinéraire gratuitement, gpx.studio, Garmin Connect, BRouter-web et cycle.travel suffisent largement.
  • Komoot, Strava, Ride with GPS et Openrunner apportent la synchronisation avec le compteur, la communauté et des cartes plus riches, avec des options payantes.
  • Avant une grosse sortie : vérifier le profil, les passages douteux, tester le fichier sur le compteur et garder un plan B hors ligne.

Le fichier GPX, c’est quoi exactement ?

GPX signifie GPS Exchange Format : c’est un format ouvert, né au début des années 2000 et stabilisé dans sa version 1.1 en 2004, que tous les compteurs GPS, applis et sites de cartographie savent lire. Concrètement, un GPX est un fichier texte au format XML : vous pouvez l’ouvrir avec le Bloc-notes et lire, ligne après ligne, les coordonnées de votre futur parcours. C’est ce qui en fait la langue commune du vélo connecté : un itinéraire tracé sur Komoot se lit sur un Wahoo, une trace Strava sur un Garmin, une cyclo téléchargée sur Openrunner sur un Bryton.

Un fichier GPX peut contenir trois types d’éléments, souvent confondus. La trace (track) est la ligne continue à suivre, la route (route) une suite de points de passage que l’appareil relie lui-même, et les waypoints des points d’intérêt isolés : fontaine, boulangerie, col, passage délicat. À vélo, l’immense majorité des fichiers sont des traces, plus fidèles parce qu’elles ne laissent aucune place à l’interprétation.

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<gpx version="1.1" creator="gps-velo.fr">
  <!-- un point d'intérêt isolé -->
  <wpt lat="45.0612" lon="6.0783">
    <name>Fontaine du village</name>
  </wpt>
  <!-- la trace à suivre -->
  <trk>
    <name>Boucle des cols - 92 km</name>
    <trkseg>
      <trkpt lat="45.0590" lon="6.0741"><ele>712</ele></trkpt>
      <trkpt lat="45.0603" lon="6.0768"><ele>718</ele></trkpt>
      <trkpt lat="45.0617" lon="6.0802"><ele>731</ele></trkpt>
    </trkseg>
  </trk>
</gpx>
ÉlémentBaliseCe qu’il contientÀ vélo
Tracetrk, trkseg, trkptUne ligne de points GPS, souvent avec l’altitudeLe cas le plus courant : la trace à suivre
Routerte, rteptQuelques points de passage, l’appareil calcule le chemin entre euxRare, le résultat dépend des cartes du compteur
WaypointwptUn point isolé avec un nomEau, ravito, col, bivouac, danger

Ce que le GPX ne contient pas compte autant que ce qu’il contient. Pas de consignes « tournez à gauche dans 200 mètres », pas de type de revêtement, et l’altitude comme l’horodatage sont facultatifs : un fichier peut très bien n’être qu’une ligne en deux dimensions. Pour enregistrer des sorties avec la fréquence cardiaque ou la puissance, les compteurs utilisent plutôt le format FIT : nous détaillons les différences dans notre guide GPX, FIT ou TCX.

💡 Le conseil de mécano

Pour savoir si un fichier téléchargé est une trace ou une route, ouvrez-le dans un éditeur de texte et cherchez « trkpt » ou « rtept ». Trente secondes de vérification qui évitent bien des surprises au premier carrefour.

Ce que votre compteur fait de la trace

Une fois sur le compteur, la trace devient un « parcours ». Les compteurs cartographiques, comme le Garmin Edge 850, le Wahoo Elemnt Roam 3 ou l’iGPSport BiNavi, comparent la trace à leurs cartes pour générer eux-mêmes les indications de virage, et recalculent un chemin si vous sortez du tracé. C’est pour cela qu’une même trace donne parfois des consignes un peu différentes d’un compteur à l’autre : chacun interprète la ligne avec ses propres données.

Les modèles plus simples affichent la ligne à suivre, une flèche et une alerte en cas d’écart. Sur route connue, ce « fil d’Ariane » suffit ; sur un réseau de chemins gravel ou en ville, le guidage virage par virage devient un vrai confort. Dans tous les cas, la qualité de la navigation dépend d’abord de la qualité du fichier : une trace propre, sans aller-retour parasite ni raccourci en ligne droite, fait un parcours sans hésitation.

Créer son itinéraire GPX en 7 étapes

Quel que soit l’outil, la méthode reste la même, et elle tient davantage du bon sens de cycliste que de la cartographie. Un bon itinéraire se construit avec peu de points de passage, un routage adapté à votre vélo et une vérification sérieuse des passages douteux.

  1. Poser le cahier des chargesDistance, dénivelé, durée, point de départ, type de vélo et part de chemins acceptable. Une sortie de 80 km à 25 de moyenne ne se trace pas comme une journée de bikepacking à 15 km/h chargée.
  2. Choisir le bon profil de routageRoute, gravel, VTT, voyage ou VAE : le profil décide des chemins autorisés. Un profil route sur un parcours gravel vous ramène sur le bitume, un profil VTT sur un vélo de route vous envoie dans les cailloux.
  3. Placer peu de points de passageLaissez le routage travailler entre quelques points bien choisis : le col, le village, le pont. Pour un chemin absent des cartes, passez en tracé manuel, en ligne droite, sur ce seul tronçon.
  4. Lire le profil altimétriqueDistance et dénivelé total ne disent pas tout : repérez les passages à plus de 10 %, et méfiez-vous des routeurs qui préfèrent la bosse sèche au détour roulant.
  5. Vérifier les passages douteuxVue satellite, revêtement indiqué par OpenStreetMap, cartes de chaleur des sorties cyclistes : un chemin peu fréquenté peut être une piste magnifique ou un roncier impraticable.
  6. Ajouter les points utilesFontaines, commerces, points de vue, carrefours piégeux : quelques waypoints bien placés valent mieux qu’une forêt d’icônes qui encombre l’écran et ralentit les vieux compteurs.
  7. Exporter, nommer, testerExportez en GPX, donnez un nom clair (« boucle-cols-92km-gravel »), envoyez le fichier sur le compteur et vérifiez qu’il s’affiche entier, la veille et pas sur le parking.

Un fichier trop lourd peut ralentir certains compteurs, surtout sur les très longues distances. Un point tous les 20 à 50 mètres suffit largement à décrire une trace vélo : au-delà, la plupart des éditeurs savent simplifier le fichier sans en changer la forme.

💡 Le conseil de cycliste

Tracez toujours une variante plus courte du même parcours. Le jour où la météo tourne ou que les jambes ne suivent plus, votre compteur vous ramène à la maison sans improviser sur une nationale.

Les meilleurs outils gratuits pour créer un fichier GPX

Bonne nouvelle pour le porte-monnaie : on peut créer, modifier et exporter des itinéraires vélo de grande qualité sans payer un centime. Ces outils gratuits n’ont pas la communauté ni la synchronisation des grands noms, mais ils font très bien le travail essentiel : tracer, vérifier et exporter un GPX propre.

gpx.studio : le couteau suisse de l’édition GPX

GratuitWebOpen source

gpx.studio est un éditeur en ligne libre et gratuit, qui fonctionne dans le navigateur sans installation. Il trace avec un routage vélo, mais il brille surtout pour retoucher un fichier existant : couper, fusionner, inverser le sens, supprimer un aller-retour parasite, ajouter l’altitude manquante ou alléger un fichier trop dense. C’est l’outil à garder dans ses favoris pour réparer la trace d’un copain ou découper un voyage en étapes.

Garmin Connect : le plus simple pour les Garmin

GratuitWeb et appliGarmin uniquement

Le planificateur de parcours de Garmin Connect s’appuie sur les sorties de la communauté Garmin pour privilégier les routes fréquentées par les cyclistes. Son grand atout : le parcours part directement sur votre Edge, sans fichier à manipuler, et il s’exporte aussi en GPX pour les autres appareils. Nous expliquons tout dans notre guide créer un parcours sur Garmin Connect.

BRouter-web : le routage à la carte

GratuitWebOpen source

BRouter s’appuie sur OpenStreetMap et propose des profils de routage paramétrables : vélo rapide, voyage, gravel, VTT, et même des profils personnalisés. C’est l’outil des gravelistes et des voyageurs qui veulent comprendre pourquoi le routeur choisit tel chemin, et le corriger. L’interface est austère, mais la qualité du tracé et l’export GPX en font une référence chez les passionnés.

cycle.travel : les petites routes du voyage à vélo

Gratuit pour l’essentielWeb

cycle.travel a une obsession : vous faire rouler sur des routes calmes, des voies vertes et des pistes cyclables, en Europe et en Amérique du Nord. Pour un voyage ou une longue rando, son routage donne souvent du premier coup un itinéraire agréable, là où d’autres outils filent droit par la départementale. L’export GPX est simple, et l’outil indique les portions non revêtues.

VisuGPX : l’outil français pour visualiser et retoucher

GratuitOption payanteWeb

Site français bien connu des randonneurs et des cyclistes, VisuGPX permet d’afficher une trace sur plusieurs fonds de carte, de lire son profil en détail et de la modifier avec son éditeur. Il est particulièrement pratique pour contrôler une trace téléchargée avant de la charger sur le compteur, profil altimétrique et pourcentages à l’appui.

OsmAnd : créer et naviguer hors ligne sur smartphone

Gratuit avec limitesVersion payanteAndroid et iOS

OsmAnd est une appli de navigation hors ligne basée sur OpenStreetMap, avec un outil de planification qui enregistre l’itinéraire en GPX. Sa vraie force est ailleurs : avec les cartes téléchargées à l’avance, elle fait un excellent plan B sur le téléphone si le compteur rend l’âme au milieu de nulle part. La version gratuite limite le nombre de cartes téléchargeables.

Les applis des marques de compteurs

GratuitAppliSelon la marque

Plusieurs fabricants proposent un planificateur dans leur application ou leur tableau de bord web : c’est le cas de Hammerhead, de Bryton ou d’iGPSport, par exemple. Moins riches que les spécialistes, ces outils ont l’avantage d’envoyer le parcours au compteur sans intermédiaire, ce qui suffit pour une boucle rapide. Ils servent aussi à importer un GPX créé ailleurs.

Les outils freemium et payants : quand payer vaut le coup

Les grands planificateurs fonctionnent tous sur le même modèle : une base gratuite et des fonctions avancées payantes. Payer se justifie quand vous voulez la synchronisation automatique avec le compteur, des cartes hors ligne sur le téléphone, la navigation dans l’appli ou l’accès aux itinéraires de la communauté. Les formules et les tarifs changent régulièrement : vérifiez les conditions du moment avant de vous abonner.

Komoot : le plus polyvalent, de la route au VTT

FreemiumWeb et appliSynchronisation compteur

Komoot propose des profils par pratique (vélo de route, gravel, VTT, randonnée, VAE), distingue les revêtements et signale les portions difficiles. Son profil altimétrique coloré et ses « points forts » partagés par la communauté en font l’outil le plus agréable pour planifier, surtout en gravel. La planification de base est accessible gratuitement, les cartes hors ligne et les fonctions avancées passant par l’achat de régions ou un abonnement.

La synchronisation avec Garmin, Wahoo, Hammerhead, Bryton ou iGPSport est son gros point fort : on trace sur l’ordinateur, le parcours apparaît sur le compteur. La manipulation est détaillée dans notre guide envoyer un itinéraire Komoot sur son GPS.

Strava : les routes que les cyclistes empruntent vraiment

Abonnement pour créerWeb et appliSynchronisation compteur

L’atout de Strava, ce sont les données de passage de millions de sorties : son planificateur privilégie naturellement les routes et les chemins fréquentés par les cyclistes. Sur un territoire inconnu, c’est souvent le moyen le plus sûr de trouver la route que les locaux empruntent, et d’éviter celle que tout le monde fuit. La création d’itinéraires est réservée aux abonnés, mais tout le monde peut exporter ses propres sorties : voyez notre guide exporter un GPX depuis Strava.

Ride with GPS : la précision des cyclotouristes

FreemiumWeb et appliSynchronisation compteur

Ride with GPS est la référence de nombreux cyclotouristes et organisateurs d’événements. Son éditeur permet de retoucher finement une trace, de la découper en étapes, d’inverser un parcours en recalculant les indications et d’ajouter des points de passage commentés. Le compte gratuit permet de tracer ; selon la formule, l’export et la navigation avancée sont payants.

Openrunner : le rendez-vous des clubs et des cyclos

FreemiumWebCartes IGN en option

Outil français très utilisé par les clubs, Openrunner permet de tracer, d’importer et de partager des parcours, avec un export GPX simple. C’est souvent là que l’on trouve la trace officielle de la cyclosportive ou de la rando du club voisin, et ses cartes IGN en option parlent à tous ceux qui ont grandi avec les cartes au 1:25 000.

Le comparatif des outils en un coup d’œil

OutilPrixIdéal pourEnvoi au compteur
gpx.studioGratuitRetoucher, couper, fusionner une traceExport GPX
Garmin ConnectGratuitRouler en Garmin sans prise de têteDirect sur Garmin, export GPX
BRouter-webGratuitGravel et voyage sur mesureExport GPX
cycle.travelGratuit pour l’essentielVoyage, petites routes, voies vertesExport GPX
VisuGPXGratuit, option payanteContrôler profil et pourcentagesExport GPX
OsmAndGratuit avec limitesPlan B hors ligne sur téléphoneExport GPX
KomootFreemiumGravel, VTT, polyvalenceSynchronisation et GPX
StravaAbonnement pour créerRoutes populaires en terrain inconnuSynchronisation et GPX
Ride with GPSFreemiumCyclotourisme, étapes, édition fineSynchronisation et GPX
OpenrunnerFreemiumClubs, cyclos, cartes IGNExport GPX

Notre combo préféré : planifier sur Komoot ou BRouter selon le terrain, retoucher sur gpx.studio, et garder OsmAnd sur le téléphone en secours. Pour un Garmin et des sorties route, Garmin Connect suffit souvent à lui seul.

Trouver des traces GPX toutes prêtes, et les vérifier

Pas besoin de tout tracer soi-même : les fichiers GPX à télécharger ne manquent pas. Les sites des véloroutes et des offices de tourisme, comme France Vélo Tourisme, les pages des clubs et des cyclos, les organisateurs d’événements et les collections de la communauté sur Komoot ou Ride with GPS sont les meilleures sources.

Une trace téléchargée n’est pas parole d’évangile pour autant. Vérifiez sa date, son auteur, le sens de parcours et les éventuels travaux, puis repassez-la dans un outil comme VisuGPX ou gpx.studio pour contrôler le profil avant de la charger. Pour une épreuve organisée, en revanche, utilisez uniquement le fichier officiel, sans le retoucher ni le faire transiter par un logiciel qui pourrait le simplifier ou le recalculer.

Gravel et bikepacking : préparer une trace longue distance

En gravel, la carte ment plus souvent qu’on ne le voudrait : un chemin roulant en juillet devient une patinoire après trois jours de pluie, un sentier noté praticable s’avère réservé aux randonneurs, un portail fermé coupe la trace en pleine forêt. Plus le parcours est sauvage, plus la vérification compte : vue satellite, revêtement OpenStreetMap, cartes de chaleur et retours de la communauté sont vos meilleurs alliés.

Sur plusieurs jours, découpez le parcours en étapes, mais aux endroits où vous vous arrêterez vraiment : un camping, un hôtel, un village avec commerces, plutôt qu’au kilomètre rond. Des fichiers par étape se chargent plus vite, encombrent moins l’écran et facilitent la reprise après une pause ; nommez-les simplement, « jour-1-sur-4 », pour vous y retrouver d’un coup d’œil.

Méfiez-vous des fusions de tronçons : si deux morceaux ne se touchent pas parfaitement, l’outil les relie par une ligne droite qui traverse allègrement champs et rivières. Après chaque fusion ou découpe, dézoomez et suivez la trace de bout en bout, comme un directeur sportif relit le roadbook de l’étape.

  1. Repérer l’eau et le ravitaillementFontaines, cimetières, commerces et leurs horaires, surtout le dimanche et hors saison : ajoutez-les en waypoints.
  2. Télécharger les cartes hors ligneSur le compteur et sur le téléphone, pour toutes les régions traversées, détours et frontières compris : sans carte, la trace n’est plus qu’un trait sur fond vide.
  3. Garder une copie intacteTravaillez toujours sur une copie du fichier d’origine, et gardez les traces sur deux supports, compteur et téléphone.
  4. Prévoir l’énergieBatterie externe, câble et réglages d’économie d’énergie : voyez notre guide prolonger l’autonomie de son compteur.
💡 Le conseil d’ultra

Chargez la trace sur le compteur quelques jours avant le départ et faites une sortie courte avec : alerte hors parcours, indications de virage et affichage de la carte se vérifient bien mieux à 20 km de chez soi qu’au premier soir de l’aventure.

Envoyer le fichier GPX sur son compteur

Trois chemins mènent au compteur. Le plus confortable est la synchronisation : Komoot, Strava, Ride with GPS ou Garmin Connect envoient le parcours tout seuls dès que le compteur est relié au téléphone. Le deuxième passe par l’application de la marque, dans laquelle on importe le fichier GPX enregistré sur le téléphone ; le troisième, par le câble USB.

En USB, la plupart des Garmin Edge acceptent un fichier GPX déposé dans le dossier dédié aux nouveaux fichiers, puis le convertissent en parcours. Quelle que soit la méthode, ouvrez le parcours sur le compteur avant de partir pour vérifier qu’il s’affiche en entier, avec le bon sens de départ. Nos guides pas à pas couvrent les cas les plus courants : depuis Komoot, avec Garmin Connect et avec Strava.

Les erreurs qui transforment une belle trace en galère

ErreurCe qui arriveLa parade
Faire une confiance aveugle au routageEscalier, chemin privé, route interdite aux vélosVérifier les passages douteux en vue satellite
Ignorer le profilUn « petit détour » à 14 % en fin de journéeLire le profil avant d’exporter
Oublier la saisonChemin boueux, gué en crue, col ferméSe renseigner localement, prévoir une variante
Fusionner sans vérifierUne ligne droite à travers champsDézoomer et suivre la trace de bout en bout
Garder le premier point d’un enregistrementUn départ fantôme à quelques centaines de mètresSupprimer les points parasites dans un éditeur
Inverser une trace sans recalculIndications de virage incohérentesInverser dans un planificateur, puis réexporter
Oublier les cartes hors ligneUne trace sur fond vide, sans guidageInstaller les cartes de toutes les régions
Tester sur le parkingFichier introuvable, parcours tronquéCharger et vérifier la veille, ou mieux la semaine d’avant

Quel compteur pour suivre une trace GPX ?

Tous les compteurs GPS du marché suivent une trace GPX, mais pas avec le même confort. Pour une navigation sereine, visez un compteur cartographique qui génère les indications de virage et recalcule en cas d’erreur, comme l’iGPSport BiNavi Air à petit prix, le Garmin Edge 850 ou le Garmin Edge 1050 pour le grand écran. En gravel et en bikepacking, l’autonomie et la lisibilité au soleil comptent autant que la cartographie : notre comparatif des GPS gravel fait le point modèle par modèle.

Questions fréquentes

Comment créer un fichier GPX gratuitement ?

Tracez votre itinéraire sur un outil gratuit comme gpx.studio, BRouter-web, cycle.travel ou Garmin Connect, puis exportez-le au format GPX. Tous ces outils permettent de tracer et d’exporter sans abonnement.

Quelle différence entre une trace et une route dans un fichier GPX ?

La trace est une ligne continue de points à suivre, la route une suite de points de passage que l’appareil relie lui-même. À vélo, la trace est la plus fiable, car elle ne dépend pas des cartes du compteur.

Peut-on créer un itinéraire sur Strava sans abonnement ?

La création d’itinéraires est réservée aux abonnés. Sans abonnement, vous pouvez en revanche exporter en GPX vos propres sorties depuis le site web.

Quel outil pour créer un itinéraire gravel ?

Komoot et BRouter-web sont les plus adaptés : ils tiennent compte du revêtement et permettent de privilégier les chemins. Vérifiez toujours les passages signalés comme difficiles avant de partir.